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Philosophes marrants

Matthieu niango

Matthieu Niango est philosophe et normalien. Et là, cher public, une précision s’impose : « Normale-Sup », fondée pendant la Révolution française, en plus d’être drôlement sélective, est la meilleure école du monde – si l’on rapporte le nombre de ses Prix Nobel à celui de ses anciens élèves (1,35 ‰). Il est normalien donc, et a été plume pour trois ministres (de gauche), un maire de Paris (de gauche) et le PDG (de droite) d’un fleuron de l’aéronautique mondiale : le groupe Safran. Il est agrégé et docteur en philosophie. Sa thèse, soutenue il y a 3 mois tout juste, s’intitule Agir et faire agir. 

Pascal chabot

Pascal Chabot est philosophe, chargé de cours à l’IHECS à Bruxelles. Il a consacré sa thèse à Gilbert Simondon – un philosophe qui s’intéressait aux liens entre les hommes et les machines. Simondon, mort il y a trente ans, était en avance sur son temps : il est donc parfaitement actuel. Chabot présentera demain samedi son spectacle L’homme qui voulait acheter le langage. Le précédent – interprété par Robin Renucci – était consacré aux robots qui dialoguent (les Chat-bots, ça rime). Il vient de publier aux PUF Exister, résister – ce qui dépend de nous. C’est, selon Télérama, un “essai remarquable”, qui explore l’influence de la technologie sur notre quotidien. Peut-on encore choisir sa vie dans un monde contrôlé par une telle force? Son autre thème de recherche (un livre, un documentaire pour ARTE), c’est le burn-out.

Thibault de meyer

Thibaut de Meyer est philosophe des sciences à l’Université de Liège. Son métier consiste donc à poser des questions (et si possible à y répondre). En voilà une, de question, qu’il aime tout particulièrement : “Qu’est-ce qui peut bien amuser les scientifiques ?” La science est un travail austère et répétitif, certes. Mais la science permet de repenser le monde pour mieux le comprendre. Et ça c’est amusant. Thibault De Meyer aime raconter ce moment fabuleux où – “Eurêka j’ai trouvé !” – advient la découverte, souvent plus folle que ce que l’imagination pouvait entrevoir. En ce moment, il s’intéresse à la biologie, et s’interroge sur la façon dont on étudie les animaux : “Comment pensent-ils ? Que perçoivent-ils ? Comment leur manière de voir change-t-elle le monde ? ”. Thibault de Meyer écrit aussi des histoires pour enfants et c’est logique : les enfants adorent les questions et les animaux.

Laurent de sutter

Laurent de Sutter est, entre autres, philosophe. (Il aurait pu ne faire qu’une chose à la fois, mais décida un jour du contraire). Professeur d’université (théorie du droit, à la VUB), auteur (proli que : seize livres en dix ans), éditeur (deux collections dans deux pays : PUF à Paris et Polity Press à Londres), critique musical, littéraire et cinématographique (dix ans de pige pour feu le mensuel Rif-Raf), chroniqueur radiophonique, commissaire d’événements (il défend la “Pop Philosophie”) : partout où ça pense, il y a des chances de le retrouver caché derrière un rideau, en train de fomenter un projet. Ses livres, traduits dans une dizaine de langues, couvrent le terrorisme et la prostitution, l’indignation et la police, le droit et les pirates, comme s’il fallait de tout pour faire un monde. Ses petits derniers s’appellent Après la loi et Post-tribunal. Parfois, quand il est fatigué, il boit un cocktail et publie ensuite un article à son propos.

Valentine faure

Valentine Faure est journaliste bi-continentale. Elle collabore au New York Times, à The Nation et à The Atlantic, mais aussi aux pages « Idées » du Monde où elle aime creuser un sillon philosophique. Sa nouvelle chronique pour le journal consiste d’ailleurs à examiner une question de morale. Ces jours-ci, elle planche donc sur « Peut-on cacher ses opinions politiques ? » et « Faut-il sauver l’ours blanc ? ». Et c’est assez vivifiant de passer à la moulinette éthique les arbitrages de nos vies modernes. Elle a publié Lorsque je me suis relevée j’ai pris mon fusil : imaginer la violence des femmes.